Home À la Une Arsenal et Lille : même combat.

Les deux équipes sont à la peine en ce début de saison, dans leurs championnats respectifs. Privées chacune de leur meilleur joueur, elles manquent cruellement de réalisme. Explications.

Entre après-Hazard…

Lorsque l’on voit Eden Hazard évoluer sous les couleurs de Chelsea, on constate rapidement qu’il n’avait pas usurpé ses titres de meilleur joueur de Ligue 1. Seulement voilà, son départ a laissé un creux béant dans l’attaque lilloise. Si l’on a entrevu des motifs d’espoir face à Nice hier après-midi, l’ensemble reste plutôt brouillon.

Avec une équipe certes remaniée (Martin, Kalou, Chedjou…), les lillois ont attendu près d’une mi-temps avant de trouver la solution, face à une défense niçoise peu en jambes. Si Payet surnage, Roux n’a eu que peu de ballons exploitables, et le jeune Bruno a été globalement décevant. A l’arrivée, Lille n’a dû sa victoire qu’à un grand Landreau et un coup de génie de son nouvel arrière droit, Sidibé.

Le jeu de passes du LOSC n’a pas disparu, non. Mais il fait face à un cruel manque de précision et de réalisme dans le dernier geste, voire l’avant dernier. Ce déclic qu’amenait Hazard ne peut plus débloquer les situations. Et il va falloir y remédier.

… et après-Van Persie.

Lorsque l’on fait le parallèle, on constate que les Gunners d’Arsenal font face à un problème (quasi-)similaire. Là où la patte gauche de Van Persie faisait passer un match de l’ombre à la lumière, les londoniens bloquent à présent. En démontre ces deux 0-0 consécutifs, face à Sunderland et Stoke City. Et ni Podolski, repositionné dans l’axe,  ni Giroud, en période d’adaptation n’arrivent à y remédier pour le moment.

Gérard Houiller confiait cet après-midi au micro de Canal+ qu’il ne se faisait pas trop de soucis pour autant. « Arsenal a toujours du mal à débuter ces saisons. Mais, à chaque fois, Arsène (Wenger) arrive à se qualifier miraculeusement pour la Ligue des Champions ». Reste à ne pas perdre trop de points dès le départ.